{"id":6618,"date":"2021-03-13T16:46:00","date_gmt":"2021-03-13T21:46:00","guid":{"rendered":"https:\/\/missinformed.ca\/quelles-sont-les-causes-de-mon-spm\/"},"modified":"2026-09-15T19:40:19","modified_gmt":"2026-09-15T23:40:19","slug":"quelles-sont-les-causes-de-mon-spm","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/missinformed.ca\/fr\/quelles-sont-les-causes-de-mon-spm\/","title":{"rendered":"Quelles sont les causes de mon SPM ?"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Bonjour, chers lecteurs, je m\u2019appelle Hannah, mon pronom privil\u00e9gi\u00e9 est \u00ab elle \u00bb, et je suis l\u2019auteure de cet article. Je souhaite vous informer que je suis une femme autochtone qui passe pour blanche et qui \u00e9prouve des sympt\u00f4mes li\u00e9s au syndrome pr\u00e9menstruel (SPM) \u00e0 tous les cycles menstruels. Bien que je ressente des sympt\u00f4mes de SPM, je suis consciente que ces exp\u00e9riences n\u2019englobent pas toute la gamme des exp\u00e9riences v\u00e9cues par d\u2019autres et ainsi, gr\u00e2ce \u00e0 la recherche, j\u2019aimerais inclure le plus grand nombre possible d\u2019exp\u00e9riences v\u00e9cues. En tant que chercheuse et \u00eatre humain, je suis d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 parfaire mes connaissances et suis ouverte \u00e0 tout commentaire portant sur des perspectives que je pourrais avoir omises ou des torts que j\u2019aurais pu causer. Par une approche de communication lat\u00e9rale, j\u2019esp\u00e8re mettre \u00e0 profit le fait que j\u2019ai pu avoir acc\u00e8s \u00e0 une \u00e9ducation postsecondaire pour partager et faire \u00e9voluer les connaissances sur des questions li\u00e9es \u00e0 la sant\u00e9 des femmes. Je nourris un int\u00e9r\u00eat personnel envers les questions qui touchent le SPM, et les objectifs que je me suis fix\u00e9s dans le cadre de ce travail consistent \u00e0 parler des changements hormonaux associ\u00e9s au SPM et \u00e0 valoriser une meilleure conscience de son corps et une meilleure connexion avec son corps. J\u2019esp\u00e8re finalement pouvoir r\u00e9duire les st\u00e9r\u00e9otypes n\u00e9gatifs et les mythes qu\u2019on laisse planer aux personnes menstru\u00e9es d\u00e8s leur jeune \u00e2ge et qui peuvent mener \u00e0 du m\u00e9pris envers son propre corps ainsi qu\u2019\u00e0 de la confusion.      <\/em><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les personnes menstru\u00e9es sont les personnes qui, quel que soit leur genre, ont des menstruations\/r\u00e8gles. Pour parler plus clairement, le fait d\u2019avoir des r\u00e8gles ne signifie pas qu\u2019une personne est une femme, et le fait d\u2019\u00eatre une femme ne signifie pas que la personne a ses r\u00e8gles (ou qu\u2019elle ovule). Toutes les personnes menstru\u00e9es peuvent \u00e9prouver un syndrome pr\u00e9menstruel (SPM).  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous allons traiter des questions qui touchent le SPM dans cette FAQ. Nous traiterons de ce qui suit : <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><a href=\"https:\/\/www.missinformed.ca\/post\/what-causes-my-pms#viewer-fcld3\"><strong><u>Un bref aper\u00e7u du SPM<\/u><\/strong><\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.missinformed.ca\/post\/what-causes-my-pms#viewer-9nun2\"><strong><u>Les causes hormonales du SPM <\/u><\/strong><\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.missinformed.ca\/post\/what-causes-my-pms#viewer-8vpj6\"><strong><u>Les causes sociologiques du SPM<\/u><\/strong><\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.missinformed.ca\/post\/what-causes-my-pms#viewer-23lqk\"><strong><u>Avertissement concernant la recherche<\/u><\/strong><\/a><\/li>\n\n\n\n<li><a href=\"https:\/\/www.missinformed.ca\/post\/what-causes-my-pms#viewer-43c2d\"><strong><u>Note sur la recherche actuelle<\/u><\/strong><\/a><\/li>\n<\/ul>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qu&rsquo;est-ce que le SPM?<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le SPM est une affection cyclique, dont les sympt\u00f4mes surviennent pendant la phase lut\u00e9ale (apr\u00e8s l\u2019ovulation) et cessent durant les deux premiers jours apr\u00e8s les r\u00e8gles. Le sch\u00e9ma cyclique des sympt\u00f4mes constitue ce qui d\u00e9finit le syndrome pr\u00e9menstruel et exclut diff\u00e9rents diagnostics de sant\u00e9 mentale ou physique. Au cours de leur vie, 90 \u00e0 95 % des personnes menstru\u00e9es dans la tranche d\u2019\u00e2ge reproductive (de 15 \u00e0 49 ans) \u00e9prouvent des sympt\u00f4mes li\u00e9s au SPM, 3 \u00e0 8 % \u00e9prouvant des sympt\u00f4mes si intenses qu\u2019ils ont un impact n\u00e9gatif sur la qualit\u00e9 de leur vie quotidienne. Cette affection m\u00e9dicale porte le nom de trouble dysphorique pr\u00e9menstruel (TDPM).    (1*-6*). L\u2019\u00e2ge de la reproduction correspond \u00e0 la tranche d\u2019\u00e2ge o\u00f9 les personnes qui ovulent sont fertiles et peuvent tomber enceintes.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le SPM peut \u00eatre d\u00e9routant, parce qu\u2019il englobe diff\u00e9rents sympt\u00f4mes physiques, \u00e9motionnels et comportementaux uniques \u00e0 chaque personne, sans possibilit\u00e9 de diagnostic d\u00e9finitif en laboratoire (1* \u00e0 8*). Ces sympt\u00f4mes comprennent notamment : <\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sensibilit\u00e9 au niveau des seins<\/li>\n\n\n\n<li>Maux de t\u00eate et migraines s\u00e9v\u00e8res<\/li>\n\n\n\n<li>Envies d&rsquo;aliments sucr\u00e9s<\/li>\n\n\n\n<li>Crampes<\/li>\n\n\n\n<li>Irritabilit\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>Humeur d\u00e9pressive<\/li>\n\n\n\n<li>Fluctuations d&rsquo;humeur s\u00e9v\u00e8res et intenses<\/li>\n\n\n\n<li>Ballonnements<\/li>\n\n\n\n<li>Acn\u00e9<\/li>\n\n\n\n<li>Fatigue<\/li>\n<\/ul>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">SPM \u2013 Causes hormonales<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La recherche sur la cause fondamentale du SPM n\u2019est pas concluante, car cette affection est souvent multifactorielle (1*, 8*, 10*). \u00c0 la base, on pense que le SPM est attribuable \u00e0 des changements hormonaux que les personnes menstru\u00e9es subissent durant la phase lut\u00e9ale du milieu \u00e0 la fin du cycle. <strong>Il s\u2019agit surtout d\u2019une<\/strong> <strong><em>sensibilit\u00e9<\/em><\/strong> <strong>individuelle aux fluctuations et aux effets biologiques de la progest\u00e9rone et de l\u2019\u0153strog\u00e8ne qui d\u00e9clenchent les sympt\u00f4mes du SPM.<\/strong> (5*, 11* \u00e0 14*). Les personnes menstru\u00e9es souffrant de SPM ont des niveaux hormonaux similaires \u00e0 celles qui ne sont pas touch\u00e9es par cette affection. Cela signifie que ce SPM n\u2019est pas attribuable \u00e0 un d\u00e9s\u00e9quilibre hormonal ni \u00e0 des niveaux hormonaux anormaux, mais plut\u00f4t \u00e0 une r\u00e9ponse anormale \u00e0 ces changements hormonaux normaux. Autrement dit, certaines personnes menstru\u00e9es peuvent pr\u00e9senter une tol\u00e9rance moins \u00e9lev\u00e9e \u00e0 la fois aux changements hormonaux et \u00e0 la douleur associ\u00e9e \u00e0 la phase lut\u00e9ale du cycle menstruel en comparaison \u00e0 celles qui ne souffrent pas du SPM (5*, 11* \u00e0 14*). Les contraceptifs hormonaux r\u00e9duisent souvent l\u2019intensit\u00e9 des fluctuations hormonales, mais c\u2019est probablement l\u00e0 le m\u00e9canisme qui soulage certains sympt\u00f4mes du SPM. Ces donn\u00e9es donnent encore plus \u00e0 penser que les fluctuations hormonales sont probablement la cause du SPM plut\u00f4t que les niveaux absolus d\u2019hormones.      <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u0153strog\u00e8ne et la progest\u00e9rone se succ\u00e8dent pendant le cycle menstruel. L\u2019\u0153strog\u00e8ne domine pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du cycle menstruel, soit la phase folliculaire. Apr\u00e8s l\u2019ovulation, l\u2019\u0153strog\u00e8ne et la progest\u00e9rone chutent bri\u00e8vement. Cet \u00e9tat est suivi par un accroissement important et r\u00e9gulier de la progest\u00e9rone et, dans une moindre mesure, par une augmentation de l\u2019\u0153strog\u00e8ne du milieu jusqu\u2019\u00e0 la fin de la phase lut\u00e9ale. La p\u00e9riode juste apr\u00e8s l\u2019ovulation et quelques jours avant les menstruations peut s\u2019av\u00e9rer tr\u00e8s difficile pour les personnes menstru\u00e9es. C\u2019est \u00e0 ce moment que les hormones ovariennes fluctuent \u00e9norm\u00e9ment et qu\u2019elles sont \u00e0 leurs niveaux les plus bas, une situation qui rend vuln\u00e9rables les personnes pr\u00e9sentant un seuil de tol\u00e9rance plus faible (5*, 8*, 11*, 15*). Pour une description plus en profondeur de toutes les phases du cycle menstruel, <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/helloclue.com\/articles\/cycle-a-z\/the-menstrual-cycle-more-than-just-the-period\" rel=\"noreferrer noopener\">Clue<\/a>, un site Web et une application fournissant de l\u2019information sur la sant\u00e9 menstruelle et reproductive, pr\u00e9sente un article d\u00e9taill\u00e9 sur les phases du cycle menstruel.     <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il arrive souvent que l\u2019\u0153strog\u00e8ne, la progest\u00e9rone et le cycle menstruel soient vilipend\u00e9s et consid\u00e9r\u00e9s comme ayant des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur la \u00ab f\u00e9minit\u00e9 \u00bb en raison des sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs qui sont parfois ressentis.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/missinformed.ca\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/48976e_9c30e1949d924457b6a9207c7a8e117bmv2.gif\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u0153strog\u00e8ne et la progest\u00e9rone ne sont n\u00e9anmoins pas des nuisances inh\u00e9rentes \u00e0 un cycle menstruel perturb\u00e9; les deux hormones sont impliqu\u00e9es dans plusieurs fonctions essentielles du corps. La progest\u00e9rone et l\u2019\u0153strog\u00e8ne sont des neurost\u00e9ro\u00efdes importants, ce qui signifie qu\u2019elles peuvent influencer la chimie du cerveau et les signaux que le cerveau transmet. Elles peuvent alt\u00e9rer le m\u00e9tabolisme, les hormones associ\u00e9es au sommeil, l\u2019ut\u00e9rus et les fonctions cognitives&#8230; et ce n\u2019est que le d\u00e9but (4*, 8*, 11*, 16* \u00e0 18)! Les interactions des hormones ovariennes dans le corps sont tr\u00e8s complexes et peuvent constituer un probl\u00e8me pour les personnes aux prises avec le syndrome pr\u00e9menstruel. Par exemple, bien que la progest\u00e9rone favorise un \u00e9tat de relaxation et de qui\u00e9tude, elle est aussi un pr\u00e9curseur du cortisol, l\u2019hormone du stress (11*). Les personnes sensibles aux effets des hormones et des fluctuations peuvent exp\u00e9rimenter une augmentation des niveaux de cortisol de base, ce qui peut alors influer sur le sommeil (particuli\u00e8rement la m\u00e9latonine) et les sentiments d\u2019anxi\u00e9t\u00e9 (12*).     <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En raison de la nature multifactorielle du SPM, il existe une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019options de traitement. Celles-ci vont au-del\u00e0 de la port\u00e9e de cet article. Il est important de parler de vos sympt\u00f4mes et de vos exp\u00e9riences individuelles \u00e0 un professionnel de la sant\u00e9 de confiance, afin de trouver le meilleur traitement pour vous soulager.  <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">SPM \u2013 Causes sociologiques<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">lors que votre m\u00e9decin n\u2019abordera que les causes hormonales du SPM avec vous, nous pensons qu\u2019il est aussi important de discuter de la compr\u00e9hension socioculturelle plus r\u00e9pandue des menstruations qui a un impact sur le SPM.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, la recherche a d\u00e9montr\u00e9 que le SPM est un d\u00e9sordre occidental et qu\u2019il d\u00e9pend en partie de la fa\u00e7on dont les menstruations sont d\u00e9crites et abord\u00e9es dans une culture (1*, 19* \u00e0 21*). Les normes et les valeurs socioculturelles influencent la nature et la fa\u00e7on dont l\u2019information est communiqu\u00e9e et s\u2019il est appropri\u00e9 ou non de se pencher sur des sujets sp\u00e9cifiques (1*, 22). En occident, \u00e9tant donn\u00e9 que les attitudes concernant les menstruations sont en grande partie n\u00e9gatives, les perceptions que les femmes ont d\u2019elles-m\u00eames durant les menstruations et de leur cycle menstruel en g\u00e9n\u00e9ral sont influenc\u00e9es n\u00e9gativement par celles-ci (22).  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La d\u00e9sinformation et les st\u00e9r\u00e9otypes n\u00e9gatifs sont v\u00e9hicul\u00e9s de plusieurs fa\u00e7ons notamment dans les espaces publics (pairs et \u00e9cole) et les relations familiales (23*). Une \u00e9tude a compar\u00e9 un petit groupe de jeunes femmes s\u2019identifiant comme des \u00e9tudiantes de niveau coll\u00e9gial (\u00e2g\u00e9es de 19 \u00e0 24 ans) en Am\u00e9rique et en Inde \u00e0 qui on a demand\u00e9 si elles ont re\u00e7u de l\u2019information concernant les menstruations et quel \u00e9tait le ton g\u00e9n\u00e9ral des messages (23*). Les femmes indiennes ont indiqu\u00e9 obtenir des renseignements plut\u00f4t positifs ou neutres concernant les r\u00e8gles. Les seules informations n\u00e9gatives provenaient des magazines. Cela est en contraste direct avec les femmes am\u00e9ricaines qui ont signal\u00e9 recevoir de l\u2019information n\u00e9gative de plusieurs sources, notamment les magazines, la culture populaire, l\u2019\u00e9cole et les parents. Il est important de noter que les \u00e9tudiantes am\u00e9ricaines de niveau coll\u00e9gial ont indiqu\u00e9 que la majorit\u00e9 des sources n\u00e9gatives provenaient de parents de sexe masculin, notamment leurs p\u00e8res (23*). De mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, les hommes comme les femmes croient souvent que les exp\u00e9riences positives dans la vie d\u2019une femme proviennent de sources externes comme le style de vie et l\u2019environnement, en comparaison aux exp\u00e9riences n\u00e9gatives qui sont attribu\u00e9es \u00e0 leur environnement hormonal interne et particuli\u00e8rement \u00e0 la phase pr\u00e9menstruelle (22).     <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En d\u00e9pit des diff\u00e9rences culturelles concernant la compr\u00e9hension des menstruations, des \u00e9tudes plus r\u00e9centes montrent que le SPM est une exp\u00e9rience globale pour les personnes menstru\u00e9es (9*, 22 \u00e0 25*). Des cultures diff\u00e9rentes pourraient ne pas avoir \u00e9tabli de diagnostics m\u00e9dicaux pour le SPM (et le TDPM) ou qualifi\u00e9 un ensemble de sympt\u00f4mes, mais une d\u00e9tresse pr\u00e9menstruelle subjective est ressentie \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale (26*). De plus, des sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques peuvent survenir plus ou moins fr\u00e9quemment selon le contexte culturel (19*, 26*). Plusieurs cultures non occidentales rapportent une augmentation des sympt\u00f4mes physiques, y compris des gonflements et des douleurs abdominales (c.-\u00e0-d. des crampes) (19*, 24*, 26*). Dans une \u00e9tude men\u00e9e aupr\u00e8s de femmes du Pakistan provenant de trois villes diff\u00e9rentes, 98,8 % d\u2019entre elles n\u2019avaient aucune connaissance de ce que sont le SPM ou le TDPM; cependant jusqu\u2019\u00e0 79 % des participantes ont signal\u00e9 souffrir d\u2019au moins un sympt\u00f4me r\u00e9current. Quelque 69 % des femmes qui n\u2019ont pas signal\u00e9 de sympt\u00f4mes ont subi un effet n\u00e9gatif sur le plan de la performance au travail, des interactions sociales et des activit\u00e9s d\u2019entretien m\u00e9nager quotidiennes, y compris 8 % d\u2019entre elles qui ont mentionn\u00e9 souffrir d\u2019une atteinte importante sur le plan des activit\u00e9s quotidiennes (24*).     <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des \u00e9tudes sugg\u00e8rent que celles qui poss\u00e8dent peu de connaissances sur l\u2019affection sont souvent plus enclines \u00e0 accepter les sympt\u00f4mes comme \u00e9tant normaux et \u00e0 ne pas signaler ou faire part de pr\u00e9occupations, et ultimement, \u00e0 ne pas chercher \u00e0 se faire soigner ou \u00e0 se soulager (24*, 25*). Ainsi, il est important pour les m\u00e9decins d\u2019\u00eatre conscients de la fa\u00e7on dont la culture d\u2019un individu peut influer sur sa compr\u00e9hension des sympt\u00f4mes, et d\u2019adopter une approche holistique adapt\u00e9e aux soins de sant\u00e9. C\u2019est donc dire que les m\u00e9decins doivent toujours collaborer avec leurs patientes pour d\u2019abord cerner leur niveau de connaissance et toute perception pr\u00e9con\u00e7ue des menstruations et des sympt\u00f4mes li\u00e9s \u00e0 l\u2019inconfort menstruel. Il s\u2019agit d\u2019un aspect critique des soins ax\u00e9s sur le patient qui doit \u00e9t\u00e9 privil\u00e9gi\u00e9.   <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans le monde occidental, le SPM a traditionnellement \u00e9t\u00e9 ignor\u00e9 et normalis\u00e9 aupr\u00e8s des personnes menstru\u00e9es, et plusieurs jeunes ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9s que la survenue d\u2019un \u00e9ventail de sympt\u00f4mes inconfortables avant les menstruations \u00e9tait pr\u00e9visible, tol\u00e9r\u00e9e et m\u00eame dissimul\u00e9e (19*). Les premi\u00e8res publications qui traitaient du SPM en 1931 ont soulign\u00e9 \u00e0 quel point \u00ab il est remarquable que si peu d\u2019attention n\u2019a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e sur le fait que ces d\u00e9sagr\u00e9ments se produisent non seulement durant les menstruations, mais encore plus fr\u00e9quemment, de mani\u00e8re moins spectaculaire, durant les jours avant le d\u00e9but du flux menstruel \u00bb (27*). Ce n\u2019est qu\u2019au vingti\u00e8me si\u00e8cle que le SPM a \u00e9t\u00e9 reconnu comme une affection m\u00e9ritant une attention m\u00e9dicale plut\u00f4t qu\u2019une caract\u00e9ristique \u00ab hyst\u00e9rique \u00bb inh\u00e9rente aux femmes qui devrait \u00eatre refoul\u00e9e et dissimul\u00e9e. Le document conclut que la promotion d\u2019images positives concernant les menstruations a failli. Le symbolisme menstruel est pr\u00e9sent dans plusieurs cultures, mais celui-ci porte souvent sur la fa\u00e7on dont les r\u00e8gles peuvent \u00eatre dommageables, malpropres et qu\u2019elles rendent les personnes menstru\u00e9es moins comp\u00e9tentes ou moins attirantes sexuellement (22). Il y a en effet un pr\u00e9jug\u00e9 intrins\u00e8que qui veut que les personnes menstru\u00e9es soient exag\u00e9r\u00e9ment \u00e9motives en raison de leurs organes reproducteurs (19*, 22). Cette compr\u00e9hension et cette rh\u00e9torique ne tiennent pas compte des contextes sociaux et culturels qui sont des facteurs tr\u00e8s importants.      <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des \u00e9tudes \u00e9pid\u00e9miologiques montrent que les femmes blanches de plusieurs pays sont <strong>plus susceptibles<\/strong> de souffrir d\u2019un SPM et d\u2019un TDPM en comparaison \u00e0 des femmes racialis\u00e9es, notamment des Asiatiques de l\u2019Est, des Asiatiques du Sud, des Afro-Antillaises et des Afro-Am\u00e9ricaines (19*, 28* \u00e0 31*). Ces constatations contredisent les recherches actuelles qui d\u00e9montrent que les patientes de race noire rapportent souvent souffrir davantage que les patientes de race blanche, ce qui ne se refl\u00e8te pas dans le niveau de traitement m\u00e9dical appropri\u00e9 que les minorit\u00e9s racialis\u00e9es re\u00e7oivent (32* \u00e0 34*). Dans ce cas-ci, les statistiques \u00e9pid\u00e9miologiques sont manifestement trompeuses. Les femmes de race blanche pr\u00e9sentent-elles r\u00e9ellement un risque accru de SPM et de TDPM ou sont-elles plus susceptibles <strong>d\u2019\u00eatre diagnostiqu\u00e9es comme souffrant de sympt\u00f4mes de SPM ou de signaler ceux-ci<\/strong> en comparaison \u00e0 leurs homologues racialis\u00e9es? Il existe de nombreuses preuves qui d\u00e9montrent que les femmes racialis\u00e9es et autochtones sont sous-diagnostiqu\u00e9es et sous-trait\u00e9es pour plusieurs affections douloureuses en raison de la discrimination raciale au sein du corps m\u00e9dical. Les femmes de race noire sont par exemple sous-diagnostiqu\u00e9es aux \u00c9tats-Unis et priv\u00e9es de traitement m\u00e9dical pour l\u2019endom\u00e9triose en raison d\u2019un st\u00e9r\u00e9otype inad\u00e9quat qui veut que cette condition soit plus fr\u00e9quente chez les femmes de race blanche (35*). Par cons\u00e9quent, plusieurs femmes noires n\u2019ont pas re\u00e7u de traitement ad\u00e9quat pour des douleurs chroniques qui ont eu une incidence n\u00e9gative sur leur qualit\u00e9 de vie (35*, 36*).      <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par cons\u00e9quent, il est important de se rappeler que bien que des rapports objectifs semblent d\u00e9montrer une incidence accrue du SPM et du TDPM et des sympt\u00f4mes qui y sont associ\u00e9s chez les femmes blanches, cette information et ces pr\u00e9jug\u00e9s peuvent facilement mener \u00e0 des traitements et des soins de sant\u00e9 inappropri\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes racialis\u00e9es qui pr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 un risque accru en mati\u00e8re de sant\u00e9.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>* Ces sources ne pr\u00e9cisent pas l\u2019identit\u00e9 de genre des femmes qui ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude. L\u2019historique de la participation nous am\u00e8ne \u00e0 croire que seules les femmes cisgenres ont \u00e9t\u00e9 incluses. <\/em><\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Si vous avez des commentaires sur cet article ou sur tout autre article r\u00e9dig\u00e9 par missINFORMED, veuillez nous contacter \u00e0 info@missinformed.ca. Nous appr\u00e9cions et encourageons tous les commentaires, car ils contribuent \u00e0 la croissance et \u00e0 l&rsquo;\u00e9volution de notre organisation. <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Avis de non-responsabilit\u00e9 relatif \u00e0 la recherche<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La majorit\u00e9 des recherches effectu\u00e9es sur le SPM ne recueillent pas d\u2019information sur le genre. Les personnes transgenres ou de diff\u00e9rents genres peuvent \u00e9prouver des sympt\u00f4mes associ\u00e9s au syndrome pr\u00e9menstruel qui peuvent diff\u00e9rer de ceux de leurs homologues cisgenres. Les personnes transgenres et de diff\u00e9rents genres souffrent d\u2019une oppression syst\u00e9mique et de violence quotidienne qui contribuent \u00e0 accro\u00eetre le risque de souffrir de probl\u00e8mes de sant\u00e9, notamment de maladies mentales et cardiovasculaires. Le cycle menstruel (CM) est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme un cinqui\u00e8me signe vital, ce qui signifie qu\u2019il est un indicateur de sant\u00e9 important chez les personnes qui ont des menstruations. Consid\u00e9rer la sant\u00e9 hormonale ovarienne \u00e0 l\u2019aide d\u2019un cadre multidimensionnel constitue un point critique \u00e0 sa compr\u00e9hension et \u00e0 la repr\u00e9sentation de cette exp\u00e9rience unique en mati\u00e8re de sant\u00e9 de ces groupes vuln\u00e9rables. L\u2019utilisation d\u2019une approche multidimensionnelle d\u00e9montrerait comment les in\u00e9galit\u00e9s dans les soins de sant\u00e9 et les facteurs de stress dans l\u2019environnement peuvent influer sur les exp\u00e9riences en mati\u00e8re de SPM au sein de diff\u00e9rentes populations.     <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les \u00eatres humains, particuli\u00e8rement ceux au sein de la communaut\u00e9 scientifique, ont tendance \u00e0 cat\u00e9goriser et \u00e0 cr\u00e9er des limites et des \u00e9tiquettes. Les \u00e9tiquettes peuvent \u00eatre utiles pour le diagnostic du SPM et des anomalies du CM; nous devons n\u00e9anmoins reconna\u00eetre que le CM est un ph\u00e9nom\u00e8ne complexe qui comporte plusieurs d\u00e9fis et occasions de se r\u00e9jouir, et que le SPM englobe un vaste \u00e9ventail de sympt\u00f4mes et d\u2019exp\u00e9riences qui seront uniques \u00e0 chaque individu. Le SPM se manifeste diff\u00e9remment d\u2019une personne \u00e0 l\u2019autre. Les personnes menstru\u00e9es m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre trait\u00e9es d\u2019une mani\u00e8re plus holistique en tenant pour acquis que cette affection est v\u00e9cue mondialement et qu\u2019elle a des impacts importants sur la qualit\u00e9 de vie et la sant\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral.   <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Note sur la recherche actuelle et le SPM<\/h2>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains chercheurs utilisent le terme <strong>p\u00e9ri<\/strong>menstruel plut\u00f4t que <strong>pr\u00e9<\/strong>menstruel parce que le SPM comprend des sympt\u00f4mes, particuli\u00e8rement les perturbations de l\u2019humeur, qui sont ressentis durant les menstruations et aussi la phase pr\u00e9menstruelle. \u00c0 titre d\u2019exemple, apr\u00e8s avoir proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019analyse de donn\u00e9es provenant de 47 \u00e9tudes, un groupe de chercheurs diss\u00e9min\u00e9s au Canada a conclu que l\u2019humeur n\u00e9gative ne se limitait pas \u00e0 la phase pr\u00e9menstruelle : elle se poursuit ou se manifeste souvent durant les menstruations (37). Cette information valide les sympt\u00f4mes ressentis par plusieurs personnes menstru\u00e9es qui, parmi d\u2019autres manifestations symptomatiques, se sentent d\u2019humeur maussade durant les menstruations.  <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par contre, \u00e0 la d\u00e9ception de plusieurs, les \u00e9tudes sont aussi plus enclines \u00e0 inclure davantage de points n\u00e9gatifs par rapport \u00e0 l\u2019humeur que de points positifs. Lorsqu\u2019on demande aux participantes de signaler leurs sympt\u00f4mes, ceux-ci sont habituellement plus n\u00e9gatifs que positifs. Cela suppose que depuis le d\u00e9but ces phases du CM sont sp\u00e9cifiquement associ\u00e9es \u00e0 de l\u2019inconfort et de la n\u00e9gativit\u00e9. Cela ne d\u00e9peint pas l\u2019ensemble des fluctuations de l\u2019humeur et la variabilit\u00e9 au cours du CM et perp\u00e9tue l\u2019id\u00e9e que le CM est g\u00e9n\u00e9ralement une exp\u00e9rience n\u00e9gative. Ces \u00e9tudes invalident aussi le sentiment des personnes conscientes de leur CM qui per\u00e7oivent et vivent ce ph\u00e9nom\u00e8ne de mani\u00e8re plus positive.   <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre enjeu de la recherche sur le CM est attribuable au fait que l\u2019on utilise rarement des \u00e9chantillons de participants v\u00e9ritablement al\u00e9atoires. Des \u00e9chantillons de convenance de femmes titulaires d\u2019un dipl\u00f4me postsecondaire et d\u2019infirmi\u00e8res demeurent la source privil\u00e9gi\u00e9e. Un \u00e9chantillonnage de convenance est une m\u00e9thode voulant que les chercheurs collectent des donn\u00e9es aupr\u00e8s d\u2019une population en particulier (c.-\u00e0-d. des femmes provenant d\u2019une universit\u00e9 ou d\u2019une institution sp\u00e9cifique) parce qu\u2019il est plus facile de proc\u00e9der de cette fa\u00e7on. Cette m\u00e9thode fausse les donn\u00e9es et n\u2019est pas repr\u00e9sentative de bon nombre de groupes; par cons\u00e9quent, les r\u00e9sultats ne peuvent pas \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9s avec certitude. Les coll\u00e8ges et les universit\u00e9s sont souvent \u00e9troitement li\u00e9s \u00e0 un statut socio\u00e9conomique qui peut \u00eatre stratifi\u00e9 encore plus en fonction de la race et de l\u2019identit\u00e9 de genre. Comme cela a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, ces groupes de femmes sont plus susceptibles de vivre des exp\u00e9riences diff\u00e9rentes en mati\u00e8re de SPM en raison des contextes culturels et sociaux.     <\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e9couvrez <a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.missinformed.ca\/post\/accessing-gynaecological-care-in-canada\" rel=\"noreferrer noopener\"><u>ici <\/u><\/a>comment acc\u00e9der \u00e0 des soins gyn\u00e9cologiques pr\u00e8s de chez vous.<\/p>\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Merci beaucoup d&rsquo;avoir pris le temps de lire notre article ! Nous esp\u00e9rons que vous avez appr\u00e9ci\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour vous le pr\u00e9senter aujourd&rsquo;hui. En tant que petit organisme \u00e0 but non-lucratif, nous d\u00e9pendons fortement de dons g\u00e9n\u00e9reux pour nous aider \u00e0 rester \u00e0 flot. <\/em><a href=\"https:\/\/www.paypal.com\/donate\/?hosted_button_id=WSX9255FDYHHW\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Nous vous invitons \u00e0 faire un don pour nous aider \u00e0 fournir r\u00e9guli\u00e8rement des informations sur la sant\u00e9 aux jeunes de tout le Canada.<\/a> Chaque don a un impact !<a href=\"https:\/\/www.paypal.com\/donate\/?hosted_button_id=WSX9255FDYHHW\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"><\/a><\/p>\n\n<p class=\"post-button wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.paypal.com\/donate\/?hosted_button_id=WSX9255FDYHHW\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Faites un don ici<\/a><\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les r\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Biggs WS, Demuth RH. Premenstrual syndrome and premenstrual dysphoric disorder. 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